Peu de chance de gagner le CHAN sans clubs puissants

Publié le par jeandeferfoot.over-blog.net

Par JEAN DE FER KALALA Zoom Les quatre équipes qualifiées pour les demi-finales de la 2ème édition du Championnat d’Afrique des Nations Orange, Algérie, Angola, Soudan et Tunisie étaient-elles les meilleures du tournoi ? A cette question chacun apportera sa propre appréciation. Ce qui apparaît, en revanche, très clairement, c’est que ces quatre pays peuvent s’appuyer sur des clubs de haut niveau souvent présents dans les phases finales des compétitions de clubs. Le premier exemple qui vient immédiatement à l’esprit mais qui ne concerne pas un des quatre pays du carré d’as, c’est évidemment celui de la RD Congo. En quart de finale, l’entraîneur Mutumbile Santos a aligné, à deux unités près licenciées à l’AS V.Club, le TP Mazembe, soit 9 joueurs. La recette avait parfaitement fonctionné il y a deux ans en Côte d’Ivoire où les Léopards locaux s’étaient parés de la couronne, point de départ de deux saisons fantastiques pour les « Corbeaux » de Lubumbashi. Au Soudan, l’équipe a manqué de jus, sans doute en raison des efforts fournis par le TP Mazembe depuis, constamment au four et au moulin. Le Soudan est un amalgame entre El Hilal et El Merreikh. Le premier avait six joueurs dans l’équipe qui a éliminé le Niger et quatre joueurs d’El Merreikh. L’entraîneur Mohamed Abdallah Mazda n’a pas eu l’embarras du choix. Les deux clubs figurent depuis quelques années parmi les clubs importants des Coupes d’Afrique. En 2007, El Merreikh a disputé la finale de la Coupe de la Confédération Orange et El Hilal n’a échoué qu’aux tirs au but face au CS Sfaxien en demi-finale de cette même épreuve. Par leurs performances récentes, les Soudanais sont entrés dans le groupe des douze pays habilités à engager deux équipes dans chacune des deux compétitions de clubs de la CAF. L’Angola est dans une situation quasi identique avec 4 joueurs du Petro Atletico et 4 autres du Primeiro de Agosto, les deux principaux clubs de Luanda qui ont aussi une expérience lointaine de la scène panafricaine. La Tunisie, qui a probablement le championnat avec l’élite la pus dense à son sommet, a entamé sa rencontre de quart de finale contre la RD Congo avec 4 joueurs de l’Espérance, et trois de l’Etoile du Sahel. Enfin l’Algérie a bâti son équipe-type sur l’Entente de Sétif, finaliste de la Coupe de l Confédération Orange 2009, qui lui a fourni six joueurs contre l’Afrique du Sud qui dans ce match, et c’est un cas unique dans ce CHAN, 11 joueurs issus de clubs différents avec seulement trois joueurs opérant en Premier League, 1 aux Mamelodi Sundowns, 1 autre à SuperSport United et le troisième à AmaZulu. Très clairement il apparaît que pour jouer un rôle intéressant dans le CHAN, il faut pouvoir s’appuyer sur des clubs performants. Les performances de la sélection nationale des « locaux », comme on les appelle, est largement tributaire de la qualité et de l’expérience panafricaine de leurs clubs d’élite. Dans cet esprit, le CHAN doit pouvoir, en contrepartie, avoir un effet bénéfique sur le rendement des clubs et les encourager à travailler toujours davantage pour bien figurer au sommet et prétendre accéder au trône

Publié dans CAF

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